À propos


afromatriarche

Je m’appelle Ornella UBE, j’ai 35 ans et j’habite à Bruxelles, à quelques mètres de la Commission européenne. Je suis d’origine Rwandaise — ce qui signifie que je suis issue de la deuxième nationalité africaine subsaharienne la plus représentée dans le pays, un pays qui entretient par ailleurs une longue histoire avec la Belgique. J’ai grandi 25 ans en Belgique, où j’ai la nationalité belge.

Ce blog est né d’une conviction simple et personnelle : celle de me libérer de mes propres freins, de mes restrictions, de mes traumas, de mes pensées toxiques. Pendant longtemps, j’ai balayé d’un revers de main des choses qui me semblaient futiles. Mais en avançant en âge, j’en suis venue à une réalisation : nous devrions tous faire ce travail, car nous habitons tous cette même terre, et les interactions humaines de ces derniers siècles ont laissé d’énormes séquelles dans notre subconscient collectif — plus lourdes encore pour les femmes, les personnes noires et toutes les autres minorités.

En tant que femme noire, je n’ai pas échappé à ces injustices. Mais ce blog ne parle pas de moi : il parle de libération mentale coloniale.

Le psychisme est ce qui nous dirige le plus. Quand le cerveau est actif, on parle de mental — c’est de ce mental-là que je veux parler, le mental collectif. Les mentalités m’ont toujours passionnée : comment l’humain fonctionne sur le plan sociologique, mais aussi individuel, donc psychologique. Et puis il y a ma passion — ou plutôt mon appel, ce mot résonne davantage dans mon cœur — pour la spiritualité, qui s’invite dans toutes mes réflexions.

J’aborde la colonisation d’un point de vue structurel, car nous vivons dans un monde matériel : même les combats spirituels doivent s’exprimer sous une forme matérielle. Nous sommes âmes, certes, mais aussi matière. Nous parlerons donc des structures existentielles et de la manière dont elles nous ont affectés, mais surtout, nous tenterons de comprendre l’impact psychologique dans le but de le dépasser. En somme : viser un bien-être collectif.


La colonisation ne s’est jamais arrêtée aux frontières géographiques. Elle a traversé les générations, s’est logée dans nos manières de penser, de nous voir, et de nous situer dans le monde.

Ici, je m’intéresse à ce qui reste invisible dans les récits habituels sur la colonisation : son empreinte psychologique. Comment les structures coloniales — économiques, politiques, culturelles — ont façonné un rapport à soi-même, à sa peau, à son histoire, à sa légitimité. Comment ces schémas se sont transmis, parfois à notre insu, jusque dans notre subconscient collectif.

Mon objectif n’est pas de rester dans la dénonciation, mais d’ouvrir un espace de compréhension et de reconstruction. Nommer les mécanismes pour mieux s’en défaire. Déconstruire les hiérarchies intériorisées qui ont longtemps assigné aux peuples noirs la dernière place dans l’ordre du monde.

Nous entrons dans une ère nouvelle — celle du Verseau, associée à la liberté, à l’éveil des consciences et à la rupture avec les vieux systèmes. Je crois que ce moment nous invite à un travail de fond : nous libérer non seulement des chaînes visibles, mais aussi de celles, plus discrètes, qui continuent d’habiter nos esprits.

Ce blog est une invitation à ce cheminement — individuel et collectif — vers une décolonisation véritable : celle de l’esprit.